Category "Bcharré"

Saydet Hamatoura (Notre-Dame de Hamatoura)

April 27, 2019

Saydet Hamatoura (Notre-Dame de Hamatoura)

Le monastère de Saydet Hamatoura est un couvent grec orthodoxe situé dans la partie basse de la Qadicha au-dessus du village de Kousba, au milieu d’une paroi escarpée vertigineuse. On y accède par un sentier qui monte le long de cette paroi, à partir du fleuve Qadicha au creux de la célèbre vallée Sainte (sens du mot syriaque Qadicha).

Ce monastère, probablement antérieur au 16e siècle, est habité par une communauté monastique très active. A l’instar de tous les couvents et ermitages de la Qadicha, il est en grande partie aménagé dans la roche montagneuse, comprenant une série de grottes et de cellules reliées entre elles. On peut y voir encore un naqous, ou simandre, qui avant le clocher, était en usage chez les chrétiens d’Orient pour l’appel à la prière. Celui-ci rythme jusqu’à nous jour la vie des moines de Hamatoura.

Le monastère comprend une église dédiée à la Vierge, la Saydet (qui veut dire la Dame), où des fresques ont été découvertes par hasard à l’occasion d’un incendie. Celles-ci ont été dégagées et préservées, révélant entre autres, un fragment de Jugement Dernier, et une Vierge à l’Enfant.Des chapelles de Saint Michel et de Saint Joseph proches du monastère conservent encore des fresques qu’il reste à dégager.

Pour en savoir plus :

  • Levon NORDIGUIAN et Jean-Claude VOISIN, Châteaux et églises du Moyen Age au Liban, éd. Terre du Liban (1999, rééd. 2009)
  • Mahmoud ZIBAWI, Images chrétiennes du Levant. Les décors peints des églises syro-libanaises au Moyen Age, CNRS éditions, Paris, 2009
  • Nada HELOU, La fresque dans les anciennes églises du Liban, volume II (Région du Nord), éd. Aleph, 2008
  • Levon NORDIGUIAN, La chapelle peinte de Saydet Hamatoura dans le Koura in Chronos, 1, 1998

Deir Qannoubine – Maronite (Qadicha/ Bcharré) – restaurée , AREFML

April 27, 2019

Saydet Qannoubine (Notre-Dame de Qannoubine) 

LES FRESQUES DE L’ÉGLISE

Sur la paroi nord, face à l’entrée, la grande fresque a été exécutée durant le patriarcat du patriarche ISTIPHAN DOUAYHI (1670-1704). Elle comporte deux thèmes :

  • La partie supérieure comprend le couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité. A gauche, le Christ tient une croix dans sa main droite, à droite le Créateur ; tous deux portent la croix au-dessus de la tête de la Vierge Marie. Le Saint-Esprit est au centre sous forme d’une colombe. Dans le rayon qui en émane on peut lire en syriaque: « Viens du Liban, mon épouse, et tu seras couronnée ».
  • La partie inférieure de la fresque représente les marches d’un autel. A gauche des marches sont assemblés 8 patriarches maronites, à droite 7 autres patriarches.
  • Du côté de l’autel, l’abside centrale comprend une Déisis, le Christ trônant entouré par des anges, et par la Vierge Marie à sa droite et Saint Jean Baptiste à sa gauche.
  • Dans la niche nord Saint Joseph porte dans sa main gauche l’enfant-Jésus et tient dans sa main droite une scie de charpentier. Six anges l’entourent de part et d’autre.
  • La niche sud comprend une représentation du prophète Daniel dans la fosse aux lions.

Dans les pièces souterraines de l’église, on a découvert un fragment de fresque représentant un visage qui doit certainement dater des XII-XIIIe siècles. Il pourrait s’agir du visage d’un ange.

Pour en savoir plus :

  • Levon NORDIGUIAN et Jean-Claude VOISIN, Châteaux et églises du Moyen Age au Liban, éd. Terre du Liban (1999, rééd. 2009)
  • Ray JABRE MOUAWAD, “Recherches sur la Vallée de la Qadisha », Proche-Orient Chrétien   t. 50, (2000), 5-13

Lire l’article sur Deir Qannubîn dans son intégralité

En savoir plus sur la vallée de la Qadisha

Deir el-Salib – Maronite (Hadchit – Qadicha / Bcharré)

April 27, 2019

Deir el-Salib (Monastère de la Sainte-Croix)

Deir el-Salib est une église maronite située sous village de Hadchit dans la vallée de la Qadicha. Parce qu’elle est entièrement creusée dans la roche montagneuse, l’église rappelle les églises de Cappadoce en Turquie. Son accès difficile a permis la préservation relative de ses fresques médiévales. Relative, parce que les courageux visiteurs qui ont pu avoir accès à la grotte-église n’ont pas manqué d’immortaliser leur passage en gravant leurs noms sur les fresques.Le nom de l’église qui commence par « Deir », couvent, indique que celle-ci faisait partie d’un monastère, qui comprenait sans doute des cellules et des parties communes telles qu’une cuisine ou un réfectoire, qu’il reste à découvrir et à explorer dans le paysage escarpé qui l’entoure. Le couvent porte le nom de Salib « la Croix ».Les fresques de Deir el-Salib requièrent une restauration urgente, par une équipe de restaurateurs qualifiés.

Pour en savoir plus :

  • Levon NORDIGUIAN et Jean-Claude VOISIN, Châteaux et églises du Moyen Age au Liban, éd. Terre du Liban (1999, rééd. 2009)
  • Mahmoud ZIBAWI, Images chrétiennes du Levant. Les décors peints des églises syro-libanaises au Moyen Age, CNRS éditions, Paris, 2009
  • Nada HELOU, La fresque dans les anciennes églises du Liban, volume II (Région du Nord), éd. Aleph, 2008
  • GERSL (Groupe d’Études et de Recherches Souterraines du Liban), Liban Souterrain, No.2 (1989)