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Mar Phocas - Grec Orthodoxe (Amioun / El Koura)

L'abside, restaurée

David et Salomon, restauré


Saint Philippe et un donateur, restauré

Christophe Chmielewski

 

Mar Phocas (Saint Phocas)

 

Octobre 2015 : L’AREFML est heureuse d’annoncer l’achèvement de la restauration des fresques par l’équipe de restaurateurs polonais sous la direction de M. Christophe Chmielewski de l’Académie des Beaux-Arts et de l'Université de Varsovie.

 

Cette restauration s’est effectuée en trois campagnes, durant les étés 2013, 2014 et 2015.

 

Le résultat obtenu dépasse toutes les espérances, compte-tenu de l’état d’encrassement avancé des peintures. Les photos ci-dessus permettent de s’en faire une idée.

 

 

L’église date de l’époque des Croisés. Elle est située vraisemblablement sur le site d’un monument antique, comme l’indique le remploi de colonnes en boutisse.

 

On y accède par une entrée côté sud (autrefois la seule) ou par la façade occidentale. Elle est de plan basilical ; la nef centrale se termine par une abside, autrefois circulaire, à présent englobée dans un chevet rectangulaire. Un tremblement de terre a causé, en 1918, l’effondrement de la conque de l’abside, restaurée en 1925.

 

La nef est séparée de chacun des bas-côtés par trois arches en berceau brisé, portés par de larges piliers rectangulaires. On remarque à deux emplacements des croix gravées dans la pierre.

 

Les fresques

 

L’intérieur était entièrement recouvert de peintures murales, il n’en subsiste qu’une petite partie, néanmoins très intéressante.

 

La conque de l’abside est occupée par une Descente aux Limbes, très fragmentaire, l’une des deux seules représentations de ce thème au Liban. La figure du Christ est très endommagée, il ne subsiste qu’une partie de sa tête, de son nimbe et de son manteau. A sa droite, se tiennent Adam, Eve et Abel, et à sa gauche David et Salomon, tous identifiés par des inscriptions.

 

La paroi absidiale présentait une Théorie d’Apôtres, dont il subsiste neuf, alignés dans une attitude frontale, tenant de la main gauche un livre ou un rouleau, et bénissant de la main droite.

 

Sur le mur nord on peut voir une représentation de saint Philippe, accompagné d’un donateur, et plus loin un saint, sans doute Siméon le Stylite.

 

Les piliers nord portent deux couches de peinture successives, et abimées, ce qui en altère la lisibilité. Sur l’un, un Baptême du Christ recouvre une représentation de la Vierge, et sur l’autre un personnage en chlamyde recouvre une représentation de saint Siméon le Jeune.

Enfin les piliers sud portent l’un le Christ Pantocrator, et l’autre saint Phocas, patron de l’église, dont la figure a été entièrement décapée.

 

 

Pour en savoir plus :

    -    Levon NORDIGUIAN et Jean-Claude VOISIN, Châteaux et églises du Moyen Age au Liban, éd. Terre du Liban (1999, rééd. 2009)

    -    Mahmoud ZIBAWI, Images chrétiennes du Levant. Les décors peints des églises syro-libanaises au Moyen Age, CNRS éditions, Paris, 2009

    -    Nada HELOU, La fresque dans les anciennes églises du Liban, volume II (Région du Nord), éd. Aleph, 2008

 

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